Concours Général 2010

Tout l'équipe pédagogique de l'Ecole Massillon adresse ses félicitations à Julia Pêcheur (Terminale L) pour sa seconde place au Concours Général 2010 en Arts Plastiques

 

 

Histoire de l'Hotel Fieubet

( d'après le texte de M. Monsieur Bernard JACHIET, Ancien élève Promo 1946, Ancien Président de l’Association de Gestion Ecole Massillon, et la notice historique signée Paul Lallemand en 1882 )

Hôtel d’Herbault

L'origine connue la plus lointaine remonte à l'époque romaine. Varus fit camper ses légions en bord de Seine en un lieu qui prit au début du XIVème siècle le nom de Chemin des Barrés, parce qu’il aboutissait, au-delà du Chemin au Plâtre (l’actuelle rue du Petit Musc) au monastère des religieux amenés du Mont Carmel en ce lieu par Saint Louis en 1256 et appelés frères Barrès à cause de leurs vêtements barrés de blanc et noir.

Dans cette rue, s’ouvraient des propriétés de campagne de bourgeois parisiens, au sud de l’enceinte fortifiée de Philippe Auguste qui, à l’époque, délimitait Paris. Parmi ces demeures de bourgeois se trouvait celle de Pierre Marcel, oncle du célèbre prévôt des marchands Etienne Marcel. Cette propriété fut vendue en 1296 à Etienne Becquerel archevêque de Sens. En 1363, la propriété fût cédée par l’archevêque de Sens à Charles V. L’hôtel des archevêques de Sens fût transférée dans une nouvelle construction près de l’actuel Pont-Marie. Des fouilles effectuées dans la cour de l’Ecole courant de l’été 1998 ont mis à jour 2 énormes pierres en angle qui selon les archéologues étaient une petite partie des restes des fondations du premier hôtel des archevêques de Sens.

Charles V en acquérant d’autres propriétés aux alentours créa l’hôtel Royal Saint Pol avec de très grands vergers, jardins et parcs. De cette époque date le nom des rues avoisinantes ; rue de la Cerisaie (verger), des Lions Saint Pol (ménagerie), rue Beautreillis (vignobles).

La cession de l’hôtel des archevêques de Sens au Roi fut délicate et dura de longues années (il s’agissait de la vente de biens d’église avec de multiples contrôles et procès).

François 1er en 1519 vend une partie du domaine royal de l’hôtel Saint Pol, celle qui nous intéresse, à Jacques de Genouilhac, son grand maître d’artillerie, grand écuyer de France pour 2000 écus d’or. La propriété passe par héritages successifs au Senneterre de 1527 à 1599. A cette époque la rue des Barrès était nommée dans les actes, le trottoir du roi.

En 1599, elle fût partagée en 13 lotissements. Un chirurgien, bourgeois de Paris, nommé Jean Bouin, acquis 4 lots sur les treize, le long du trottoir du Roi (rue des Barres) et de la rue des Lions. Vers 1601, Raymond Phelypeaux, seigneur d’Herbault se rend acquéreur du lieu qui avait alors à cette époque 2 corps de logis et qui furent appelés ensemble Hôtel d’Herbault.

Hôtel de Fieubet :

Un héritier de la famille, l’Abbé Phélypeaux vendit l’hôtel à Gaspard de Fieubet par contrat passé

 
 Gaspard de Fieubet

devant maître Benjamin Moufle le 23 juin 1676 moyennant 80.000 livres.

L’hôtel du Quai des Célestins entre dans une période de splendeur. Gaspard de Fieubet avait 50 ans, il était chambellan de la reine Marie-Thérèse depuis 1671. Cette charge lui donne accès à la Cour. Il avait le privilège de suivre la souveraine partout où elle allait. Il vécu, au cœur des premières années du règne de Louis XIV, si pleines de promesses, si retentissantes de bruits, de victoires, de fêtes et de passions. L’aristocratie et l’élite de la société habitaient encore la place Royale et la quartier Saint-Paul.

Les historiens discutent si, sur la commande de Gaspard de Fieubet, Jules-Hardouin Mansart refit complètement la demeure, à l’exception de l’angle Quai des Célestins rue du Petit Musc, ou simplement la remania de façon très importante à la manière du temps. Les travaux durèrent cinq ans : un corps de bâtiment et 2 ailes dans une simplicité extérieure de bon aloi et une décoration intérieure somptueuse, une petite chapelle existait à l’angle de la rue du Petit Musc et du Quai. L’échauguette actuelle, sur la rue du Petit Musc fût l’oratoire de Madame de Fieubet.

J.H. Mansart et Gaspard de Fieubet invitent les artistes les plus fameux à participer à la décoration de l’hôtel.

La Sueur décore le rez de chaussée où il peignit "l’histoire de Tobie" et au 1er étage dans les salons il peint "l’histoire de Moïse".

Le musée du Louvre conserve un fragment de ces peintures : le père de Tobie donnant des instructions à son fils. Le musée de Grenoble possède un morceau de décoration de plafond de l’hôtel Fieubet peint par Lesueur.

Gaspard de Fieubet recevait en tant que Chambellan 500 livres de rente pour l’entretien de suisses. Un suisse se tenait sur une terrasse au dessus des offices et écuries à l’emplacement de la chapelle actuelle.

On entrait par une porte cochère sur le quai des Célestins : 2 sphinges en gardaient l’entrée ; elles furent les premières exécutées à Paris, d’après les chroniqueurs du temps, c’étaient deux monstres harmonieux très bien travaillés avec le visage et le buste d’une fille, le corps d’un chien, les griffes d’un lion et la queue d’un dragon.

Dans des salons spacieux, comprenant une salle des glaces et des décorations de tapisseries, Madame de Sévigné et la Comtesse de Suze auraient été reçues, se seraient promenées dans le jardin arrière et auraient admiré une fresque.

 
 Fresque de Monsieur Rousseau

 "Dans l’hôtel Fieubet ce que les curieux admirent le plus est la perspective sur le mur voisin, peinte à fresque avec beaucoup d’imagination par Monsieur Rousseau. C’est une espèce d’architecture composée de deux arcades avec des colonnes et une statue entre deux, au dessus, il y a un cadran au soleil entouré de figures. Une femme, entre autres, arrache les plumes de la queue d’un coq, pour marquer les heures sur une table, et le temps au dessus semble approuver ce qu’elle fait".

Cette fresque disparue devait être sur le mur mitoyen soit avec l’hôtel Nicolaï, soit avec la demeure mitoyenne à l’hôtel Nicolaï.

En effet, la propriété de Fieubet, fut scindée à la suite d’héritages et la demeure voisine de l’hôtel de Fieubet par mariage revint à la famille Nicolaï. (le n°4 du quai des Célestins). La nièce de Gaspard Fieubet, Elisabeth avait épousé Nicolas de Nicolaï, premier président à la cour des comptes.

L’hôtel voisin s’appela Hôtel Nicolaï.

Madame Gaspard de Fieubet décède en 1688. Son mari renonce alors à ses charges et prend sa retraite en 1691 en se retirant au couvent des Camaldules près de Grosbois. Gaspard de Fieubet meurt trois ans après en 1694. L’Abbé Anselme prononça son oraison funèbre dont la marquise de Sévigné dit grand bien dans l’une de ses lettres. Le cœur de Gaspard de Fieubet fut rapporté à l’église Saint-Paul, où avait été inhumée son épouse. Le frère de Gaspard de Fieubet hérita de l’hôtel et mourut en 1705. La demeure fut occupée par les descendants jusqu’en 1752.

Hôtel de Mareuil

Après la disparition des héritiers de Gaspard de Fieubet, l'Hotel particulier connu des destins divers selon les nouveaux acquéreurs; ainsi vont se succéder divers propriétaires ou locataires comme le Marquis de Crillon, Marie-Elisabeth de Clèves, veuve du secrétaire du roi Louis XV, Pierre de Nolasque, Pierre Dedelay de la Gardel, fermier général du roi.

Quatorze ans plus tard la veuve Delelay le vendit le 22 juin 1769, par devant maître Cordier, notaire, à Alexandre Boula de Mareuil pour 180.000 livres dont 20.000 livres pour les objets d’arts qui s’y trouvaient.

La famille Boula de Mareuil conserva l’hôtel pendant 47 ans. L’un des descendants de la famille de Mareuil, Jean Boula de Mareuil prit part à l’Assemblée Nationale ; en 1793, il fut arrêté avec son épouse dans son hôtel même, par ordre du Comité de Salut Public. La mort de Robespierre ouvrit peu de temps après, les portes de leur prison aux deux nobles détenus.

Pendant qu’elle occupait cet hôtel, la famille de Mareuil continua à l’embellir. On remarquait de nouvelles œuvres d’Art : pastels de Broth, tableaux de Van Dyck, un chef d’œuvre de Lesueur : "le génie de la musique", un buste en marbre de "Sainte Cécile" sculpté par le Guide.

Madame veuve Jean Boula de Mareuil mourut le 13 juillet 1813, laissant trois enfants héritiers qui vendirent la propriété le 17 juillet 1816, par devant maître Rousseau, notaire à deux "industriels", monsieur Antoine Debladis et monsieur Jérôme Auriacombe.

Maison de rapport et décadence

L’hôtel avait déjà perdu une partie de ses richesses artistiques. Un détachement de Prussiens, des régiments de la Sainte Alliance, avait campé sur la terrasse (l’actuelle chapelle) en 1815. Les nouveaux acquéreurs continuèrent le démantèlement et le désastre. L’immeuble fut loué, dès la fin de 1816 à Pierre Jean Cady, raffineur de sucre ; chaudières et cheminées d’usine furent installées dans les cours arrières, entraînant la décadence de la demeure et la destruction des jardins attenants, la construction sur les lieux de bâtiments utilitaires, le bouleversement de la cour d'honneur et la vente des splendides tapis et œuvres d'art, dont les œuvres de Van Dyck, de Le Sueur et de Le Guide.

Après le décès d’Auriacombe en 1841 et qui était resté seul propriétaire, ayant racheté sa part à Debladis, la propriété fut vendue aux Criées du tribunal de la Seine le 9 janvier 1842 pour 202.659 Francs à Monsieur et Madame Delalain. D’après le cadastre de l’époque, la propriété avait une superficie de 2.532 mètres carrés dont 877 couverts par des bâtiments en cinq corps de logis ; 3 cours s’y trouvaient pour 1.655 m2 ainsi que 2 portes cochères rue des Lions et une sur le quai.

Hôtel de la Valette

M. Adrien de la Valette, rédacteur en chef de l'Assemblée Nationale, acheta l'hôtel à l'abandon en 1857 et entreprit de lui rendre son antique splendeur avec l'aide de Jules Gros, élève de Henri Labrouste, qui façonna la pierre en frontons, ajouta les sculptures et balcons de façade, les cariatides, balustrades, décorations, médaillons et autres mascarons. Les façades de l’hôtel du dessin de Jules Hardouin Mansart furent épargnées complètement sur la cour arrière et modifiées sur la cour avant (cour d’honneur) et dans la rue du Petit Musc pour obtenir l’ornementation actuelle. Par un canal souterrain, l'hôtel aurait même été mis en communication directe avec la Seine que les convives empruntaient en gondoles pour rejoindre directement la salle à manger. Un petit dôme fut ajouté au centre et le fameux clocheton édifié à droite.

Mais bientôt l'argent manqua et l'hôtel resta à nouveau livré sans merci aux injures des saisons. Seul un estaminet installé à l'angle de la rue du Petit Musc et du Quai des Célestins donnait encore quelque animation "Au Vieux Château"! Cette boutique de marchand de vins devait subsister jusqu’en 1925.

Pendant la Commune, un bataillon d'insurgés y prit ses quartiers en 1871 et lors des luttes contre les soldats de Versailles deux obus firent leur trouée à travers les combles.

 
 

Les Nouvelles

Résultats du Bac 2010

Série Économique et Sociale : 100%

Série Littéraire : 100%

Série Scientifique : 93,5%

Toutes nos félicitations à nos bacheliers.

Résultats du brevet 2010

100% d'admis dont 79% avec mention


 

Documents de rentrée

Les listes de fournitures de 6ème et les listes de lecture pour l'été sont disponibles dans la section téléchargement.

Consulter les documents


 

Rentrée Septembre 2010

Mercredi 1er septembre : rentrée des professeurs

Jeudi 2 septembre : rentrée des Sixièmes et des Lycéens

Vendredi 3 septembre : rentrée des Cinquièmes, Quatrièmes et Troisièmes

Lundi 6 septembre : cours normaux pour tous les élèves

 

Bonne rentrée à tous!..

 


 

Club d'échecs

Victoire  de l'équipe de Massillon aux championnats de France d'échecs, catégorie Lycée, le 30 mai dernier à Cannes.

Félicitations à toute l'équipe !

Retrouvez les détails de cette compétition sur le site de la Fédération Française des Echecs www.echecs.asso.fr/

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Nos résultats dans la presse

L'Express

Palmarès des lycées 2009

(08/04/2009)

Le Figaro

Palmarès des lycées 2009

(09/04/2009)